L’expérience du vivre-ensemble d’un peuple se réalise non seulement au gré des synergies, mais aussi des déchirures autour des conflits d’intérêts. Cela n’empêche pas que la paix et la cohésion sociale et leur quête demeurent une exigence permanente pour le développement et le progrès.
Ces dix dernières années, le Burkina Faso a connu de nombreux problèmes aux plans politique, sécuritaire, communautaire, administratif, économique et social qui ont mis à mal la cohésion sociale et le vivre-ensemble.
Le pouvoir de la transition, tout comme ceux qui l’ont précédé, a de nouveau décidé de faire de la cohésion sociale et du vivre ensemble des axes majeurs des politiques nationales.
C’est en cela que l’Association des Amis des Élus pour la Participation Citoyenne (AAEPC) met en œuvre dans les communes de Ziniaré, Zorgho et Boussé le projet ZIND N TAARE II (Vivre ensemble) avec le soutien technique et financier de PARTICIP et de l’UAT (Unité d’Appui Technique).
L’objectif du projet est de renforcer la cohésion sociale et le vivre-ensemble par l’implication des jeunes et des femmes à travers les mécanismes participatifs de règlement des conflits dans la région du Plateau Central.
Pour ce faire, l’AAEPC entend œuvrer pour la dynamisation des mécanismes locaux de gestion des conflits en l’occurrence les Observatoires Départementaux de Prévention et de Gestion des Conflits Communautaires (ODEPREGCC) afin de leur permettre de jouer pleinement leur rôle dans le processus de prévention et de gestion des conflits communautaires au niveau local.
Ce sont ces raisons qui ont conduit l’AAEPC a organisé des sessions de formation sur la médiation sociale et la prévention de l’extrémisme violent au profit des membres des structures locales de prévention et de gestion des conflits communautaires. En effet, les conflits communautaires, qu’ils soient liés à des tensions ethniques, religieuses, foncières ou socio-économiques font partie des grands défis du Burkina Faso dans ce contexte de crise socio-sécuritaire. Ces tensions fragilisent le tissu social et compromettent le vivre-ensemble, mettant ainsi en péril la cohésion nationale.
Parallèlement, la menace de la radicalisation et de l’extrémisme violent, alimentée par des facteurs tels que la pauvreté, le chômage des jeunes et la marginalisation sociale, constituent un danger sérieux pour la stabilité et la sécurité du pays. La montée de l’extrémisme violent dans certaines régions du Burkina Faso souligne l’urgence d’agir pour prévenir la radicalisation et promouvoir des alternatives pacifiques à la résolution des conflits en fournissant aux acteurs locaux des compétences nécessaires pour comprendre, prévenir et gérer les conflits communautaires. La présente formation contribuera à renforcer les capacités des acteurs pour une promotion du vivre-ensemble et de la stabilité dans les zones affectées par les tensions intercommunautaires.
Trois sessions de formations ont été animées par un consultant-formateur.
Le présent rapport fait l’économie de ces sessions de formation qui s’est déroulée du 02 au 09 juillet 2024 avec un auditoire essentiellement moréphone.
Il s’articule autour :
- des objectifs de la formation ;
- de la démarche méthodologique ;
- des résultats de la formation ;
- des difficultés rencontrées ;
- et des recommandations.

